La Grand-Place de Bruxelles est un ensemble remarquable de fusion réussie de styles architecturaux et artistiques typiques de la culture et de la société de cette région.
Du fait de la nature et de la qualité de son architecture, et de son intérêt en tant qu'espace public ouvert, elle illustre de manière exceptionnelle l'évolution et les vicissitudes d'une ville marchande opulente du nord de l'Europe au sommet de sa prospérité.
La plus ancienne référence au Nedermarckt (marché inférieur), comme on l'appelait alors, remonte à 1174. Son nom actuel entra en usage dans le courant du dernier quart du XVIIIe siècle.
L'hôtel de ville, qui couvre la plus grande partie du côté sud de la Grand-Place, est formé de différents corps de bâtiment groupés autour d'une cour interne rectangulaire. La partie donnant sur la place, formée de deux bâtiments en équerre, est du XVe siècle. Toute sa façade est décorée de statues remontant au XIXe siècle.
La partie sud du complexe est un édifice classique étroit, du XVIIIe siècle, qui referme le plan en U des structures gothiques.
Face à l'hôtel de ville, de l'autre côté de la place, se trouve son autre édifice principal, la maison du Roi, aujourd'hui utilisée comme musée de la ville.
En 1873, le conseil municipal décida que son état de conservation était si mauvais qu'il fallait le démolir et le reconstruire selon son plan d'origine.
L'édifice actuel, bâti en brique sur trois étages, présente une façade à arcades, un toit de Saddleback en bâtière et une tour centrale dotée d'une lanterne.
Chacune des maisons qui entourent la Grand-Place, très différentes par leur taille, a son propre nom : les Ducs de Brabant, le Roi d'Espagne, le Cornet, le Cygne, la maison des Brasseurs, le Cerf, la maison des Tailleurs.
Le degré de conservation des structures d'origine à l'intérieur des différentes maisons qui entourent la Grand-Place est très variable. Dans certains cas, presque aucun changement n'y a été apporté depuis le XVIIIe siècle, tandis que d'autres ont fait l'objet d'une conversion ou d'une modernisation radicales. Dans un certain nombre de cas, les rez-de-chaussée ont été transformés en boutiques, en restaurants ou en cafés.
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