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Gefördert durch den Europäischen Fonds für regionale Entwicklung im Rahmen des Programms INTERREG IVA Großregion.
Die Europäische Union investiert in Ihre Zukunft.
Alix Marie, cata Orpheus, 2014
Arvida Byström - PeachORLAN - Self-Hybridation PrécolombienneKatrin Freisager - IntitledCarina Brandes

Bodyfiction(s)

Mois Européen de la photographie

18.05.2019 - 30.06.2019

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(Leider existiert dieser Text nicht in deutsch.)

Artistes : Carina Brandes, ORLAN, Alix Marie, Katrin Freisager, Arvida Byström

Commissaires : Paul di Felice & Pierre Stiwer



Tout comme la peinture et la sculpture, la photographie se r√©clame d'une longue tradition o√Ļ la repr√©sentation du corps - de l'homme et de la femme - tient une place importante. Aux cours de ces derni√®res d√©cennies, la critique de la repr√©sentation du corps - particuli√®rement celui de la femme - a occup√© une position centrale dans les d√©bats critiques notamment sous l'impulsion d'artistes-femmes dans la mouvance des revendications f√©ministes.

Cible d'attaques répétées, entre autres parce que la représentation du corps de la femme obéissait souvent à certains clichés et conventions esthétiques considérés comme dépassés, la photo esthétisante comme le porno ont été vus comme un domaine purement masculin caricaturant la réalité et l'univers féminin.

Certains mouvements féministes y ont vu une atteinte à la dignité de la femme. Les interventions se sont multipliées et les catalogues des musées ont été soumis à un examen méticuleux. Avec un constat attendu : les nus féminins dominent largement les cimaises en comparaison avec les nus masculins.

La question du genre ayant maintenant priorité, des groupes de militantes en ont déduit qu'il était temps de changer cela et que la domination du "regard masculin" devait prendre fin.

Divers mouvements féministes se sont attaqués aux clichés et fantasmes véhiculés par les magazines ou par le cinéma. L'éventail était large : il couvrait l'image érotique de la femme tout comme son statut social. L'objectif était de "libérer" la femme de la "tradition" et de lui permettre un autre regard sur son corps.

Dans les années 60 et 70, cette contestation dans le milieu artistique avait une composante politique très affirmée. S'opposer au regard masculin impliquait d'abord une libération de l'emprise des autorités religieuses et la revendication d'une sexualité propre, souvent en opposition au désir masculin.

Cela impliquait une lutte à la fois contre l'idéalisation du corps de la femme - dans les arts, entre autres - et en même temps une lutte contre l'image véhiculée par l'industrie pornographique dominée par une vision purement masculine.

Quelque cinquante ans plus tard - si la contestation des modèles et des clichés continue à être présente dans la production artistique - les approches ont bien changé.

Un premier constat : l'idéalisation du corps de la femme a été définitivement abandonnée.

Deuxième constat : si certaines ?"uvres créées par des femmes relèvent encore de ce qu'on pourrait considérer comme la manifestation d'une sensibilité qu'on disait jadis "féminine" - la délicatesse, la modération, la retenue - ces sentiments ont été remplacés le plus souvent par des images d'une violence visuelle parfois extrême.



L'exposition a √©t√© r√©alis√©e dans le cadre d'une collaboration internationale de Caf√©-Cr√®me asbl sous le titre de Bodyfiction(s), exposition du r√©seau EMoP (European Month of Photography asbl) regroupant les institutions d√©di√©es √† la photographie de huit capitales europ√©ennes (Ath√®nes, Berlin, Bratislava, Budapest, Ljubljana, Luxembourg, Paris et Vienne. Les autres volets de Bodyfiction(s) peuvent √™tre vus au Luxembourg au Casino Forum d'art contemporain, au Mnha, √† la Villa Vauban et √† l'Abbaye de Neum√ľnster.

 
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